Coup de cœur, Fantastique, Jeunesse, Roman

[Roman] Everblaze • Shannon Messenger

I’M BACK. Ça fait plus d’un mois et demi que je n’avais rien posté, mais si jamais quelqu’un s’inquiétait, il n’a jamais été question d’abandonner le blog ! Juste une très mauvaise gestion du temps (tssss) et beaucoup de choses à gérer (je vous en dirai plus dans le vrac qui arrive). Donc je reprends, avec un livre que j’ai lu il y a déjà quelques temps, mais je ne me voyais pas le zapper parce que Keeper of the Lost Cities a vraiment tout mon amour. La critique en bref :

Première parution : 3 août 2014 (VO) / 5 novembre 2015 (VF) • De Shannon Messenger • Ma note globale : ★★★★★

J’ai lu l’édition Aladdin

► Il s’agit du troisième tome de la série Keeper of the Lost Cities : la revue contiendra donc des spoilers si vous n’avez pas lu les tomes 1 et 2. Vous êtes prévenu.e.s !

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Résumé

(Résumé de la quatrième de couverture française)

Voilà plusieurs semaines que Sophie Foster n’a plus aucune nouvelle du Cygne Noir, l’organisation clandestine qui l’a créée. Si elle se sent abandonnée, la jeune Télépathe redoute surtout qu’un traître n’ait infiltré leurs rangs. Pourtant, elle a bien vite d’autres chats à fouetter : un mystérieux traqueur est découvert sur Silveny l’alicorne, Vertina, le miroir spectral de Jolie, refuse obstinément de révéler ce qu’elle sait, et le Conseil ordonne à Sophie de guérir Fintan, le Pyrokinésiste à l’esprit brisé, malgré l’immense menace qu’il représente…

Toujours accompagnée de Keefe, Dex, Fitz et Biana, la jeune fille est entraînée dans un tourbillon de révélations et de rebondissements… à tel point que, déterminée à démasquer les rebelles qui menacent les Cités perdues, elle va commettre un terrible faux pas, et conduire les elfes au bord de la guerre !

Mon avis

Excusez mes possibles oublis sivoupleh. J’ai fini ce roman le 26 juin si j’en crois Goodreads, donc j’ai sûrement oublié pas mal de choses, d’autant que j’ai, une fois de plus, dévoré ce tome-ci.

Je trouve les personnages de la saga toujours aussi sympathiques, et franchement vous n’imaginez même pas à quel point c’est satisfaisant comme sentiment. Je crois qu’il n’y a pas un seul roman ou une seule autre série où je suis attachée à tous les personnages de cette façon. Shannon Messenger crée des héros qui sont vrais, avec des défauts et des qualités mais qui sonnent réels, qu’on a envie de connaître et de côtoyer. J’ai beaucoup d’affection pour Sophie, l’héroïne : elle traverse un nombre assez incroyable d’épreuves tout en gardant la tête froide. Elle commet des erreurs, comme tout le monde (spoiler : s’introduire dans la tête d’un dirigeant étranger sans son accord était probablement l’idée la plus stupide du siècle) mais elle en paie le prix et reconnaît qu’elle a merdé, et c’est quelque chose de franchement appréciable. Les héros qui n’en font qu’à leur tête et refuse de reconnaître leurs boulettes sont bien souvent énervants. En plus, considérant qu’elle a quand même des capacités qui la placent bien au-delà du commun des elfes, Sophie reste très humble. Ses valeurs sont extrêmement importantes, et j’apprécie le fait qu’elle sache compter sur ses amis malgré le danger et qu’elle ne s’enferme pas dans une logique du type « je préfère tout faire toute seule même si je vais rater qu’avoir des chances de m’en sortir avec mes amis ». Bref, j’adore Sophie, et tous les autres personnages.

Une autre chose que j’adore dans cette saga, c’est que Shannon Messenger parvient à aborder des thèmes très durs dans une histoire qui reste relativement destinée aux jeunes adolescents. Le tome précédent la voyait affronter la culpabilité maladive et la perte d’un être cher ; dans Everblaze, les événements s’enchaînent de façon extrêmement dramatique et rapide, à base de bâtiment qui prend feu, d’opération kamikaze, et de cérémonie funéraire. Autant dire qu’on respire pas beaucoup au milieu de tout ça, mais c’est pas pour autant qu’on a l’impression d’être noyé.e sous les informations et les actions. Malgré les enchaînements très rapides, on a quand même le temps de suivre, et les passages plus lents restent passionnants.

Si on peut reprocher les révélations qu’on voyait pourtant arriver depuis quinze chapitres (en cherchant vraiment la petite bête parce qu’à ce niveau, même moi qui ai horreur de ça j’en ai pas fait une syncope) j’aime beaucoup la maturité apportée aux différents retournements de situation. On découvre entre autres qu’un personnage qui jusque là était toujours traité comme une victime est en réalité un meurtrier sans scrupules qui menace directement la vie de Sophie — et encore, s’il n’y avait qu’elle. D’ailleurs, ça me permet d’aborder rapidement Grady et Edaline, qui se retrouvent plus ou moins avec leur vie toute entière bouleversée, mais qui gardent une confiance et un amour pour Sophie qui sont tels qu’ils m’ont parfois fait monter les larmes aux yeux. J’aime tellement la dynamique de ces trois personnages, qui ont subi tellement d’horreurs et qui pourtant parviennent à avancer grâce à leur famille.

Un passage que j’ai trouvé très bien amené mais très douloureux quand on s’attache et s’identifie au personnage, c’est toute la période où Sophie doit porter une sorte de serre-tête qui bride complètement ses pouvoirs. J’ai trouvé cela très ingénieux comme passage car il montrait que, même si elle était souvent mal à l’aise vis-à-vis de ses dons, Sophie n’était pas réellement elle-même sans, et qu’en plus elle en souffrait énormément. C’était d’autant plus difficile psychologiquement quand on pense au fait qu’il s’agissait, à la base, d’une invention de son meilleur ami censée l’aider à canaliser / décupler ses pouvoirs, je ne me rappelle plus, et que les autorités détournent de son utilité pour brider et punir Sophie. C’est extrêmement difficile de voir Dex se rendre compte que son invention fait souffrir à ce point son amie, et en plus de voir le Conseil considérer ça comme normal d’imposer une souffrance pareille à une enfant. Elle a fait une énorme bêtise, d’accord, mais cela mérite-t-il une punition physique ET psychique ?

Enfin, on voit l’intrigue s’épaissir encore et toujours — mais je dis ça dans le bon sens. En fait, on apprend quelques éléments supplémentaires à tout ce bordel (pour rester polie) qui entoure le Black Swan et les terroristes/révolutionnaires/kidnappeurs. Les retournements de situation sont parfois déroutants, et on se rend compte que finalement, les méchants sont peut-être bien plus proches que ce qu’on pouvait penser à la base (coucou la révélation à la fin !) et que la cruauté de certains n’a vraiment aucune limite. Du coup j’étais totalement prise dans ma lecture, et je me pose de plus en plus de questions qui j’espèrent trouverons une réponse dans les prochains tomes. Je trouve intéressant que les méchants poursuivent un but qui n’est pas juste celui de conquérir le monde, mais qu’il y a une raison plus politique derrière leur cheminement.

En bref, J’ADORE Keeper of the Lost Cities. J’ai acheté le quatrième tome dès que j’ai fini le troisième, mais je ne l’ai pas encore lu ; comme je vous l’ai déjà dit, je veux « savourer » la série, parce que je lis les tomes vraiment très vite à chaque fois tellement je suis prise dans l’histoire. J’ai un peu peur que cette critique soit ultra-brouillon vu que j’ai lu le livre il y a deux mois et qu’accessoirement, vu qu’il s’agit du troisième tome, bah c’est un peu redondant à la fin, mais j’espère quand même avoir su communiquer l’amour que je porte à cette série !

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