Roman, Science-fiction, Young-adult

[Roman] Warcross • Marie Lu

Hello ! Je suis totalement à la ramasse dans mes articles pour le blog, j’ai deux critiques de retard — ça fait déjà deux mois que je suis toujours en retard, je ne prends pas la peine d’écrire mes revues tout de suite et du coup ça traîne. Et en plus j’ai beaucoup de boulot pour la fac — dont une lecture qui va me prendre mille ans et m’empêcher d’avancer sur mes lectures plaisir — donc je vais tourner au ralenti. MAIS BON BREF. Parlons de ce roman. La geek en moi a trépigné en entendant parler de ce roman qui parle jeu vidéo et réalité virtuelle, avec une héroïne badass, alors je ne pouvais pas passer à côté. La critique en bref :

Première parution : 3 octobre 2017 (VO) / 4 janvier 2018 (VF) • De Marie Lu • Ma note globale : ★★★★★

J’ai lu l’édition Penguin

warcross-by-marie-lu

Résumé

(Résumé pris sur le site Lisez !)

La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable jamais inventé : Warcross.

Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l’année, elle est repérée par l’intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d’Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel…

Mon avis

Comme souvent quand je ne lis que d’excellents avis sur un livre, j’avais peur d’être déçue ; d’avoir tellement lu que ce livre était formidable et avait mis des étoiles dans les yeux de plein de gens, je me disais que je m’en faisais une trop belle image et que forcément j’allais être déçue.

Ben en fait non.

L’univers de ce roman est très bien construit. Étant donné qu’il s’agit de notre société, de notre monde, bon c’est vrai, on n’est pas spécialement perdu. Le fait qu’il s’agisse d’un roman de science fiction ne veut pas dire qu’on se retrouve plongé dans quelque chose de si différent ; ce qui a vraiment changé dans le monde de Warcross, c’est que la technologie est plus avancée, sans en être au point où il y a des robots partout ou que les machines occupent chaque centimètre carré de l’espace. C’est agréable de rencontrer un monde de SF où on a quand même ses repères.

Évidemment il y a quand même des changements, qui ont été amenés par l’un des protagonistes du roman, Hideo Tanaka. Il a créé une technologie de réalité virtuelle qui a révolutionné la terre entière ; il ne s’agit maintenant plus d’une occupation pour geeks boutonneux, mais de quelque chose que tout le monde peut utiliser, tous les jours, partout. Un moyen de rendre la vie un peu plus belle — après tout, les vieux disent bien que les jeunes se réfugient dans leurs jeux vidéo pour oublier la réalité non ? C’est plus ou moins le cas dans Warcross.

Mais la technologie et la réalité virtuelle n’ont pas effacé la réalité de la vie. Emika, l’héroïne, est donc orpheline et sans le sou, elle a laissé tomber ses études pour pouvoir travailler et est donc devenue … chasseuse de primes. Je trouve que le personnage d’Emika est un poil trop dans le mélodramatique — la maman qui déserte, le père qui clamse, pas un sou en poche — comme s’il fallait absolument justifier le fait qu’elle soit devenue chasseuse de primes. J’ai trouvé ça un peu dommage, c’était pas la peine de faire disparaître toute sa famille et de la faire habiter dans un taudis pour pouvoir faire avancer l’intrigue, mais passons. En dehors de ça, c’est une jeune fille courageuse, un peu introvertie mais qui fait les choses à fond, et qui est assez culottée en plus de ça. Mais elle n’est pas non plus exceptionnelle ; ce n’est pas un personnage que j’admire ou que j’ai vraiment adoré. J’avais un peu l’impression que tout était fait pour lui donner l’image de la fille cool, qui fait du skateboard et qui a des cheveux multicolores, et même si c’est défendu dans son histoire personnelle, ça m’a semblé juste un peu trop. Mais elle n’est pas détestable pour autant, loin de là.

Et heureusement parce que NARRATION À LA PREMIÈRE PERSONNE. Mais ça se défend dans ce roman : l’intrigue est totalement tournée vers le personnage d’Emika, qui ignore ce qui se passe autour d’elle. Vu qu’il s’agit plus ou moins quand même d’un roman d’enquête, la narration à la première personne préserve le suspens et d’avancer au même rythme que l’héroïne. J’ai apprécié cette narration du coup, surtout parce que je trouve qu’Emika est agréable : elle a des réactions naturelles, et elle est un peu comme nous, à se retrouver plongée dans un univers qu’elle n’a fait qu’observer de loin jusqu’à maintenant. Et j’ai trouvé les phases où elle était immergée dans l’univers de Warcross bien réussie : l’environnement a beau être totalement déconnecté de la réalité, on avait l’impression d’y trouver avec elle.

Et c’est d’ailleurs un point qui est soulevé très tôt dans le livre par Emika : certaines personnes se retranchent dans ce jeu plus vrai que nature pour ne plus voir la réalité de leur vie. Embellir les choses, pourquoi pas ; rester enfermé dans un monde virtuel pour refuser de voir le monde tel qu’il est, aussi moche qu’il soit, c’est triste. Emika elle-même a beau être une hackeuse qui vit grâce à ce monde irréel, elle fait la part des choses. Les autres concurrents de Warcross sont, pour la plupart, des joueurs professionnels dont la vie entière repose sur le jeu : plus de jeu, plus d’argent pour eux, et surtout ils font passer ça avant tout le reste. Je pense notamment à Asher, le capitaine d’Emika, qui a beau être un chic type, semble un peu trop plongé dans le jeu pour sa santé mentale. SPOILER À SUIVRE : et puis, la fin du roman avec la révélation du plan de Hideo nous fait nous poser des questions. Évidemment, son plan pour éradiquer la violence fait beaucoup trop Big brother, mais dans un sens, son but reste « noble » (avec d’énormes guillemets).Alors peut-on utiliser la nouvelle technologie pour supprimer le crime, au détriment du libre-arbitre et de la liberté ? C’est un point très intéressant que Marie Lu soulève, et que jai hâte de voir développé dans la suite du livre.

Parlons maintenant de l’intrigue. Le résumé du livre étant assez clair, je savais à quoi m’attendre, et j’ai pourtant quand même été surprise. TRÈS SURPRISE même. D’habitude j’arrive à voir d’assez loin les retournements de situation, mais celui de Warcross m’a totalement prise de court, et c’était plutôt agréable. J’ai beaucoup aimé découvrir la nouvelle vie d’Emika, même si je regrette un peu que les manches du tournoi soient passées sous silence pour la plupart d’entre elles ; j’aurais bien aimé en voir un peu plus du déroulement des épreuves de Warcross. Tout comme j’aurais bien aimé découvrir un peu plus des personnages qui entourent Emika, son équipe de Warcross par exemple. Au final on n’en apprend que très peu sur eux, et certains étaient pourtant très intéressants.

Bon, un petit mot sur la romance. En commençant à écrire cette revue je pensais vous dire comme souvent que j’ai trouvé la relation entre Emika et Hideo un peu inutile. Mais à bien y réfléchir, ce n’était pas le cas. C’est évidemment un peu cliché, la fille sortie de son bidonville qui tape dans l’œil du jeune, riche et beau PDG mais finalement pourquoi pas. L’histoire personnelle de Hideo est découverte petit à petit, et on sent qu’ils construisent une véritable relation qui va plus loin que la simple attirance physique.

EN BREF, j’ai beaucoup aimé ce roman. Il y avait plein de bonnes choses, quelques petits défauts mais rien d’insurmontable : l’héroïne est badass, l’univers fait rêver, les personnages, même secondaires, sont construits et profonds, l’intrigue et le plot twist final sont très prenants, bref, une excellente lecture ! (Cette critique était bien plus longue que ce que j’avais anticipé, désolée ! Et merci si vous avez tout lu ♥)

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