Manga

[Manga] Skip Beat! • Yoshiki Nakamura

Je n’ai pas envie de me cantonner aux romans pour les critiques, étant donné que je lis quand même pas mal de mangas (moins qu’à une certaine époque, mais quand même). J’ai donc décidé de commencer à parler de manga, plus précisément de ma série préférée, et comme je ne vais pas faire une critique par tome, on va appeler ça une « critique série » ! La critique série en bref :

Nombre de tomes 38 (en date du 4/12/2016) • De Yoshiki Nakamura • Ma note globale : ★★★★★

skipbeat

Résumé

Kyôko Mogami est une jeune fille au passé torturé, fraîchement débarquée à Tôkyô depuis sa campagne natale. Perdue dans cette jungle urbaine, elle a suivi son meilleur ami Shô qui a décidé de se lancer dans une carrière dans le show-business. Déterminée à aider du mieux qu’elle peut son ami, Kyôko enchaîne les petits boulots et le ménage de l’appartement qu’elle partage afin de soulager la charge de travail de Shô et lui permettre de devenir rapidement une grande star.

Persuadée que l’affection qu’elle porte à Shô est tout à fait réciproque, Kyôko tombe des nues lorsqu’elle surprend une conversation entre son « ami » et sa manager : la situation est claire, Shô n’a jamais considéré Kyôko comme autre chose que sa bonne à tout faire, et une bonne poire prête à lui céder tous ses caprices.

La nouvelle dévaste Kyôko, qui jusqu’alors vouait un véritable culte à Shô, il n’y a qu’à voir le poster géant qu’elle a de lui dans « leur » appartement ! Mais le désespoir et l’abandon ne font pas partie du vocabulaire de la jeune fille. Désormais, son but premier dans la vie, c’est de se venger. De son côté, Shô s’amuse de la situation, à peine perturbé par le fait qu’il vient de perdre son amie d’enfance, et accessoirement sa bonne à tout faire. Face à la déclaration de vengeance de Kyôko, il lui répond que la seule manière qu’elle aurait de se venger de lui et de l’humilier, ce serait de devenir une plus grande star que lui. Une chose qu’il considère complètement impossible donc.

Mais c’était sans compter sur la fureur intérieure de Kyôko. Elle change de look, abandonne totalement son ancienne vie et se lance à corps perdu dans le show-business, un monde auquel elle est pourtant totalement étrangère. Mais sa détermination finira par payer, car bientôt, elle est acceptée dans l’une des plus prestigieuses agences du Japon : la LME.

Mais si le directeur de la LME l’a acceptée dans ses rangs, ce n’est pas parce qu’il a découvert un don inné chez Kyôko – enfin si, mais pas que. Si Kyôko a intégré la célèbre agence, c’est avant tout pour être la première recrue d’une section bien particulière : la section Love-Me. Le principe ? Des nouveaux talents qui ont encore beaucoup de choses à apprendre, et qui ont perdu quelque chose d’essentiel au show-business : la capacité à aimer.

Affublée d’une combinaison rose pétant, Kyôko démarre ainsi sa nouvelle vie, lancée dans une lutte sans pitié pour accéder au devant de la scène.

Mon avis

Je dois d’abord commencer par dire une chose avant de faire cette critique : je déteste les longues séries de mangas. A partir du moment où une série dépasse 20 tomes, je trouve ça redondant, je me demande quand cela va se terminer, si l’auteur a été incité(e) à continuer pour faire plus d’argent etc. Donc il en faut vraiment beaucoup pour qu’après 38 tomes, je sois toujours aussi attachée à cette série. Tout ça pour dire que ma critique va sûrement être biaisée, je sais qu’il y a sûrement des défauts que je ne vois pas tellement j’adore Skip Beat!, mais j’ai quand même vraiment envie d’en parler pour que, peut-être, des gens se lancent dans cette série. Donc allons-y.

Skip Beat! est rangé dans la catégorie shôjô pour ceux qui s’y connaissent, c’est à dire « manga pour jeune fille », où l’on s’attend souvent à trouver une histoire d’amour, un harem et aussi un peu de comédie, globalement. Ici, c’est surtout beaucoup de comédie et une histoire d’amour qui est lente, tellement lente qu’on se demande si elle va arriver à un moment même si on sait pertinemment qu’elle va arriver. C’est à la fois un gros point négatif pour beaucoup de gens mais quelque chose que j’adore dans cette série. En fait, le personnage de Kyôko est construit comme ayant subi un énorme traumatisme avec la découverte que Shô est un sale con manipulateur et décide donc de ne plus jamais tomber amoureuse et dévouer sa vie à quelqu’un d’autre qu’elle-même. Malgré ça, elle reste un personnage qui s’attache beaucoup aux gens et veut prendre soin d’eux, quitte à les noyer avec son désir d’amitié alors qu’ils la rembarrent dans les règles de l’art.

Donc pour imaginer qu’elle tombe amoureuse de quelqu’un, surtout de celui que l’on sait va être son love interest, il y a du chemin. Mais c’est ça qui est intéressant, parce que l’évolution de Kyôko est lente, très lente, mais c’est ce qui la rend naturelle. On la rencontre dans le premier tome avec le coeur meurtri et une vie motivée par la vengeance, et trente tomes plus tard, elle réapprend enfin à aimer. Oui, enfin, j’avais dit que c’était long, c’est aussi extrêmement frustrant (grosse pensée pour une amie à qui j’avais fait découvrir cette série et qui me les avait rendu en hurlant « mais c’est pas possible, dis-moi qu’il va se passer quelque chose entre eux, c’est pas possible ! ») mais ça ne rend la chose que plus naturelle. Si en trois tomes, elle faisait à nouveau confiance à n’importe qui, cela n’aurait aucun sens. Mais là, c’est plus réaliste, et ça montre que les gens peuvent guérir, à leur rythme, si d’autres personnes les aident.

Dit comme ça, on dirait que Skip Beat! est un manga très psychologique, très sombre et tout. Sauf que non. C’est surtout une comédie avec des personnages complètement tarés, entre le directeur fou de la LME qui se balade à cheval dans son agence, une recrue de la LME qui porte le doux surnom attribué par Kyôko de « Mademoiselle C’est-un-scandale », Shô qui, forcément malgré son côté manipulateur, est extrêmement égoïste et ne supporte pas que Kyôko ait pu l’oublier et le laisser tomber, et il y en a encore un paquet. Mais tous ces personnages ont une histoire plus ou moins sombre, quelque chose qui les rend plus profond et que l’on découvre au fur et à mesure.

Le manga repose sur l’évolution de la carrière de Kyôko néanmoins, et c’est aussi quelque chose d’intéressant car on suit les progrès de son jeu d’actrice et sa prise de maturité. Au tout début du manga, beaucoup de personnages la prennent de haut car la raison pour laquelle elle veut devenir actrice, c’est « pour se venger de Shô », une raison assez puérile donc. Au fur et à mesure cependant, elle découvre le monde, découvre son talent aussi et le fruit de son travail ; elle grandit. C’est pour ça que la longueur de la série n’est pas, en soit, un problème pour moi, parce qu’il y a une évolution lente mais réaliste, qui fait que l’on a pas l’impression de rester toujours au même stade. Et puis, les différents «  »arcs » » (avec des guillemets parce que je ne suis pas sûre qu’on puisse appeler ça comme ça mais bon) sont souvent riches en rebondissements aussi.

Ce qui m’amène aux points que je considère assez « négatifs » de la série : certains passages sont réellement … clichés. Que ce soit par les personnages comme les petites actrices mécontentes de l’arrivée de la petite nouvelle sur le marché, ou tous les gars que rencontrent Kyôko qui essayent de la séduire parce qu’elle est vraiment, vraiment très naïve, ou alors un arc complètement wtf qui est à la fois très dérangeant et assez surréaliste (spoiler : l’arc du frère et de la soeur Heel !? vraiment bizarre) on sent que parfois, la corde est un peu tirée pour faire du fanservice. Mais bon, ça passe quand même je trouve. Ce ne sont pas des éléments si récurrents ou trop présents qui gâchent la lecture, c’est comme pour quasiment tout, il y a toujours un moment où ça coince et on tombe dans le cliché. Et puis il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un manga, il y a des codes et pour une série aussi longue, c’était quasiment obligé d’utiliser à un moment un scénario un peu rouillé.

Donc voilà, j’espère avoir donné envie de se lancer dans cette longue série (je sais que comparée à One Piece ou Naruto, c’est pas si long, mais pour un shôjô, ça l’est), quitte à prendre son temps, parce que vraiment une série feel-good pour moi qui m’a beaucoup fait rire et me fait toujours rire à chaque fois que je la relis. Enjoy !

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