Manga

[Manga] Love so life • Kaede Kouchi

Bien le bonjour ! Ou le bonsoir. Aujourd’hui on va à nouveau parler d’un manga, plus précisément d’une série très feel-good que j’ai beaucoup appréciée et que je relis encore aujourd’hui avec beaucoup de plaisir. Je parle un peu comme si elle était vieille, mais en fait elle est plutôt récente, ne vous inquiétez pas. La critique en bref :

Nombre de tomes 17 (série terminée) • De Kaede Kouchi • Ma note globale : ★★★★★

C’est publié chez nous par Delcourt

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Résumé

A 17 ans, Shiharu Nakajima n’a pas été épargnée par la vie. La jeune fille est orpheline depuis ses cinq ans, et vit dans un orphelinat depuis le décès de sa mère. Malgré tout, elle demeure une adolescente joyeuse, généreuse, courageuse, et tous les adjectifs en -euse auxquels vous pourrez penser.

Cette joie de vivre, elle la tient de sa mère, et aussi de sa passion pour les enfants. Tous les soirs après ses cours, elle travaille dans la crèche affiliée à son orphelinat, un énorme avantage pour elle qui souhaite devenir puéricultrice. Elle s’occupe ainsi des enfants de la crèche pour son petit boulot, ainsi que de tous ses camarades plus jeunes à l’orphelinat : sa dévotion pour eux est telle que les enfants se dirigent plus souvent vers elle que vers les encadrants lorsqu’ils ont des soucis !

Un jour, alors qu’elle travaille à la crèche, les deux jumeaux dont elle s’occupe sont récupérés par leur gardien : ils se mettent alors à pleurer, refusant de lâcher Shiharu sous les yeux effarés de l’oncle des deux enfants. Seiji Matsunga, présentateur TV et oncle débordé, fait alors une proposition étonnante à l’adolescente : à la place de travailler à la crèche, il lui propose un poste de baby-sitter pour les jumeaux, qui n’ont jusque là jamais montré d’affection à quiconque.

Voyant là une occasion de se faire – plus – d’argent et d’acquérir encore plus d’expérience, Shiharu accepte. La voilà baby-sitter attitrée d’Aoi et Akane, deux petites terreurs dont la mère est décédée il y a peu et dont le père a littéralement fui, laissant ses enfants à la charge de son frère, Seiji. Mais la frontière entre vie professionnel et vie affective va vite s’amenuiser pour Shiharu et la famille Matsunaga.

Mon avis

Franchement, quand j’avais entendu parler de ce manga, je n’étais clairement pas emballée. Autant les dessins étaient très jolis, autant je ne voyais pas comment construire un manga sur une telle situation sans tomber dans des clichés romantiques culcul la praline. Je pensais que l’histoire des deux jumeaux n’était qu’une occasion pour organiser la relation entre une lycéenne et un jeune présentateur TV très populaire. Du coup, heureusement pour moi, je suis tombée sur un extrait du premier chapitre. Ce qui m’a poussée à acheter le premier tome – puis tous les tomes suivants, dont j’ai dû patiemment attendre la sortie jusqu’au dernier.

Love so Life est effectivement une comédie romantique, mais la relation entre Shiharu et Seiji n’est pas l’élément dominant dans la série. Ou tout du moins, elle ne l’est pas dans la première partie du manga, même si au fur et à mesure on voit les sentiments des deux personnages apparaître et grandir. Ce n’est pas un manga niais ou uniquement centré sur cette relation amoureuse, au contraire ! Je pense que la relation la plus importante qui se dessine, c’est celle entre Shiharu et les deux jumeaux, Aoi et Akane. Loin d’être de simples éléments présents juste pour faire avancer la trame scénaristique, ces deux enfants ont autant d’importance que Seiji et Shiharu, et pour des enfants qui n’ont que deux ans au début de la série, je trouve que c’est vraiment bien joué.

Je ne pensais pas qu’il était possible pour moi de m’attacher à ces jumeaux, déjà parce qu’en vrai, je n’ai pas particulièrement d’affection pour les enfants, et surtout parce qu’il s’agit là de bébés : ça me paraissait donc difficile de leur faire développer des caractères ou de leur faire jouer un véritable rôle scénaristique. J’étais tellement loin de me rendre compte de tout ce qu’ils pouvaient apporter ! Ils sont très attachants, terriblement mignons, et ont chacun leur petit caractère. Aoi, le garçon, est timide, bougon et jaloux, tandis que sa soeur Akane est pleine d’entrain, bavarde – autant qu’on peut l’être à cet âge-là – et très curieuse. Et le plus intéressant je trouve, c’est qu’au fil de la série, on les voit grandir. Ils apprennent à parler, à marcher, deviennent physiquement différents, et c’est vraiment un plaisir de les voir grandir.

Et avec cette évolution, les sentiments de Shiharu vis-à-vis des jumeaux vont aussi changer. De base, elle souhaitait vraiment considérer la garde de ces enfants comme un travail, mais on sent très vite que l’attachement qui la lie aux jumeaux va bien au delà : elle s’intègre rapidement comme faisant partie de la famille, ce qui est une situation difficile à gérer puisqu’elle sait pertinemment qu’il faudra un jour qu’elle laisse les jumeaux s’éloigner d’elle, justement parce qu’elle n’est pas liée à eux.

A côté de ça, le personnage de Shiharu est aussi plutôt attachant. Elle est certes extrêmement naïve, mais étrangement je ne l’ai jamais trouvée particulièrement irritante, comme le sont beaucoup d’héroïnes de mangas malheureusement. Elle a beau être très innocente et croire que tout le monde est beau et gentil, elle a au moins le bénéfice de ne juger personne et de se battre pour tout ce qui lui semble juste. Elle déborde d’affection pour les jumeaux, mais aussi pour tous les enfants dont elle s’occupe et pour sa meilleure amie Rio. Elle a en plus un côté très mature par rapport au fait qu’elle sait qu’elle ne doit pas trop s’attacher aux jumeaux et à Seiji, malgré tout le temps qu’elle passe avec eux : elle a conscience qu’il s’agit avant tout d’un travail, ce qui rend la chose très intéressante.

Au niveau de « l’action », on va dire que le manga s’inscrit dans la catégorie « tranche de vie » : les chapitres sont pour la plupart détachés les uns des autres et dépeignent des instants de la vie quotidienne de Shiharu, et parfois des autres personnages. Sur dix-sept tomes, je peux concevoir que ça paraisse un peu beaucoup et qu’on se demande comment ça ne devient pas chiant, mais franchement, c’est vraiment très agréable à lire. C’est un manga vraiment feel-good, pas prise de tête et surtout très mignon.

Je ne vais pas plus développer parce que je ne vois pas comment parler plus de ce manga sans le spoiler, mais je le recommande vraiment. C’est une lecture très agréable et qui donne le sourire, autant par ses dessins que par ses personnages et son histoire attendrissante !

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