Manga

[Manga] Host Club • Bisco Hatori

Deuxième critique série mangas, encore une de mes all-time favourite. La série commence à dater un peu peut-être, mais elle reste un des piliers du manga, surtout catégorie humour / romance (mais surtout humour, franchement). La critique en bref :

Nombre de tomes 18 (série terminée) • De Bisco Hatori • Ma note globale : ★★★★★

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Résumé

Le lycée Ouran accueille des élèves tous plus riches les uns que les autres, tous « fils ou fille de … », ce qui en fait un lycée extrêmement sélectif. Malgré cela, Haruhi Fujioka a réussi à l’intégrer grâce à ses excellents résultats scolaires afin de poursuivre son rêve d’un jour exercer le métier d’avocat.

Déjà que sa nouvelle vie d’élève à Ouran n’était pas jolie-jolie à devoir affronter les regards de tous ces riches sur son apparence de pauvre n’ayant même pas les moyens de s’acheter l’uniforme du lycée, Haruhi peine en plus à trouver de l’espace pour travailler. Car au lycée Ouran, les étudiants sont plus affairés à discuter de leur prochain voyage à Paris qu’à travailler, il n’y a aucun espace calme pour étudier. Au bord du désespoir, Haruhi pousse la porte d’une salle qui lui semble inoccupée. Mauvaise pioche.

Car la porte de la troisième salle de musique cache le club d’hôtes du lycée, un endroit où six jeunes hommes tous plus beaux – et plus clichés – les uns que les autres divertissent d’oisives étudiantes après les cours autour d’un café. Haruhi tente de ressortir immédiatement, mais dans sa précipitation renverse un vase valant la modique somme de huit millions de yens. Les membres du club étant aussi sadiques que riches, ils engagent Haruhi comme concierge jusqu’à ce que la somme du vase soit remboursé.

Un jour, par un concours de circonstances invraisemblables, ils se rendent compte que le visage de Haruhi est loin d’être moche derrière ses lunettes, et décident d’en faire un septième membre du club – ce qui permettra en plus à Haruhi de rembourser sa dette plus rapidement. Oui mais voilà, Haruhi n’est pas un garçon mais une jeune fille qui se fiche éperdument de savoir comment les autres la considèrent. S’ensuivent alors les aventures de Haruhi au sein de ce club atypique, à essayer de cacher sa « véritable » identité au reste du lycée …

Mon avis

On s’en rend compte en lisant ce résumé, ce manga ne peut pas être sérieux. C’est ce qui fait son plus gros atout selon moi, il ne se prend pas au sérieux et on le sent bien. C’est une énorme parodie du manga harem, les membres du club d’hôtes sont tous plus clichés les uns que les autres, et les mangas racontant les aventures d’une fille qui se fait passer pour un garçon sont légion au Japon. Je pense que c’est à la fois un très bon manga pour commencer à en lire car il n’est pas dur à suivre, les premiers tomes étant surtout des petits épisodes indépendants, et la « trame » principale s’installant tranquillement au fil des tomes, mais en même temps, c’est vraiment n’importe quoi (dans le bon sens du terme) et je concède que ça peut être assez rebutant.

Host Club, c’est un condensé de gags invraisemblables, de personnages hauts en couleur et complètement décalés, et de situations complètement improbables. Comme ils sont tous des fils de familles riches, les membres du club d’hôtes sont complètement à côté de la plaque et trouvent la vie des prolétaires presque « exotique », comme en témoigne la fascination qu’ils ont pour le café instantané. Du coup, c’est tellement ridicule qu’on oublie de trouver ça lourd, et heureusement car la série entière repose sur des quiproquos et situations hallucinants qui, s’ils étaient traités de façon trop réaliste ou terre-à-terre, seraient très rapidement fatigants.

Après, le manga aborde tout de même des sujets plus sérieux en toile de fond – ou pas. Les personnages ont beau être un poil ridicule, ils traînent tous des casseroles derrière eux qui sont exacerbées par leur statut de gosses de riches. Tous les membres du club vont avoir, au cours de la série, des obstacles à surmonter plus ou moins facilement et qui vont les faire grandir, prendre en maturité. Les premiers tomes sont plus légers à ce niveau, car ils servent plus à nous faire connaître les personnages qu’à entrer dans le vif du sujet, et au contraire les tomes où il y a de grands « arcs » (à défaut d’un meilleur mot) centré sur un ou plusieurs personnages sont parfois plus lourds à lire.

D’ailleurs, fait assez rare pour être souligné, il n’y a aucun personnage de ce manga que je déteste vraiment. Habituellement, j’ai du mal avec les héroïnes de manga pour filles, principalement parce qu’elles sont toutes calquées sur le même modèle de la fille naïve-qui-apprend-la-vie, mais Haruhi a plus de profondeur. Elle est parfois un peu chiante, mais étant donné le contexte dans lequel elle évolue, on peut comprendre. Les garçons du club sont aussi lourds des fois, mais c’est dû au comique de situation et ça ne s’étale pas sur des pages et des pages à se dire « il va la fermer celui-là !? ». Il y a aussi toute une galerie de personnages secondaires hauts en couleurs – on va dire – qui permet de ne pas rester enfermés dans les sept mêmes personnages du début à la fin du manga.

Franchement, Host Club est une très bonne série pour se divertir et se changer les idées. C’est une série que j’ai relue plusieurs fois et qui me fait toujours autant rire, je trouve les personnages toujours aussi attachants, et si vous avez du temps, lisez-la !

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